11 Mar Crédit immobilier : jamais aussi peu de ménages n’ont détenu un prêt habitat.
En 2025, seuls 28,7 % des ménages français détenaient un crédit immobilier, contre 29,6 % en 2024. Selon l’Observatoire des crédits aux ménages, il s’agit du niveau le plus bas enregistré depuis le lancement de cette étude en 1989.
Autre donnée marquante : 250 000 ménages de moins détenaient un crédit immobilier en 2025.
Cette évolution confirme une tendance de fond : même si le marché du financement immobilier montre des signes de reprise, l’accès au crédit demeure plus exigeant pour de nombreux emprunteurs. Ces dernières années, la remontée des taux, le renforcement des critères bancaires, l’exigence plus fréquente d’un apport personnel et l’attention portée au reste à vivre ont mécaniquement réduit le nombre de ménages finançables.
Une reprise, mais encore sélective
Le constat peut sembler paradoxal. Le marché du crédit immobilier s’est progressivement redressé, mais cette amélioration ne bénéficie pas encore à tous les profils de la même manière.
Les emprunteurs disposant d’une situation stable, d’une bonne tenue de comptes et d’un projet cohérent retrouvent plus facilement l’accès au financement. À l’inverse, d’autres ménages restent contraints de reporter leur acquisition, faute d’enveloppe suffisante ou de conditions d’emprunt adaptées.
Plus que jamais, la qualité du dossier fait la différence
Aujourd’hui, obtenir un accord bancaire ne repose plus uniquement sur le taux proposé. La banque analyse l’ensemble du dossier : stabilité professionnelle, niveau d’apport, gestion des comptes, capacité d’épargne résiduelle, cohérence globale du projet et coût total de l’assurance emprunteur.
Dans ce contexte, l’accompagnement en amont devient essentiel pour :
- valider la faisabilité réelle du projet ;
- optimiser la présentation du dossier ;
- comparer les politiques de plusieurs banques ;
- négocier non seulement le taux, mais aussi les conditions globales du financement ;
- travailler le coût de l’assurance emprunteur, qui reste un levier majeur d’optimisation.
L’analyse TauxPremier
Chez TauxPremier, nous constatons que les projets finançables existent toujours, mais qu’ils nécessitent davantage de préparation, d’anticipation et de stratégie qu’auparavant.
Dans un marché plus technique et plus sélectif, le rôle du courtier est de sécuriser le projet, d’identifier les bons leviers d’optimisation et de présenter le dossier à l’établissement le plus pertinent.
Le crédit immobilier reste accessible, mais il s’obtient aujourd’hui avec davantage de méthode.
Source : Gabriel Nédélec, Les Echos, article publié le 5 mars 2026 et mis à jour le 6 mars 2026, à partir du rapport annuel de l’Observatoire des crédits aux ménages et des déclarations de Michel Mouillart.