07 Mai Crédit immobilier : le retour du “reste à vivre” dans l’analyse des dossiers ?
Le débat revient sur les règles d’octroi du crédit immobilier. Le député Lionel Causse propose de réintroduire officiellement la notion de reste à vivre dans l’analyse des dossiers, afin de ne pas refuser mécaniquement certains emprunteurs qui dépassent légèrement les 35 % d’endettement.
Depuis 2022, les banques doivent respecter les règles du Haut Conseil de stabilité financière : le taux d’effort ne doit généralement pas dépasser 35 % des revenus, assurance incluse. Cette règle vise à protéger les emprunteurs, mais elle peut parfois écarter des profils pourtant solides.
Le reste à vivre permet d’aller plus loin que le simple pourcentage d’endettement. Il mesure ce qu’il reste réellement au ménage après paiement de ses charges. Deux foyers à 36 % d’endettement peuvent donc présenter des situations très différentes.
Selon les informations relayées par Le Figaro et Midi Libre, cette évolution pourrait permettre de débloquer jusqu’à 10 à 15 % de dossiers aujourd’hui refusés. Cette estimation reste toutefois à confirmer, aucune réforme n’étant actée à ce stade.
Chez TauxPremier, nous partageons cette approche : un dossier de crédit ne se résume pas à un seuil unique. Il doit être analysé dans sa globalité : revenus, charges, apport, assurance emprunteur, stabilité professionnelle et cohérence du projet.
Un refus bancaire n’est pas toujours une fin de parcours. Il peut simplement nécessiter une analyse plus fine et une présentation adaptée du dossier.