PTZ parentalité à 100 000 € sans condition de revenus : faut-il déjà y compter pour votre achat ?

PTZ parentalité à 100 000 € sans condition de revenus : faut-il déjà y compter pour votre achat ?

 

Un amendement voté en commission des finances de l’Assemblée nationale le 8 octobre 2026 propose un « PTZ parentalité » élargi : jusqu’à 100 000 €, sans condition de revenus, pour les familles qui ont besoin d’un logement plus grand après l’arrivée d’un enfant.

L’idée séduit, mais rien n’est encore acté : le texte doit repartir de zéro en séance publique avant d’espérer entrer en vigueur en 2027. Voici ce qui est vraiment voté, ce qui ne l’est pas, et ce que cela change pour votre projet à Bordeaux, en Gironde ou dans les Landes.

 

Qu’est-ce que le « PTZ parentalité », au juste ?

Fin septembre 2026, le Premier ministre Sébastien Lecornu avait annoncé un prêt à taux zéro étendu aux jeunes parents souhaitant déménager pour un logement plus spacieux. L’idée : un enfant qui arrive, ou qui grandit, et le logement devient trop petit. Le projet de budget 2027 du gouvernement reprend cette idée, mais en conservant les plafonds de revenus classiques du PTZ.

 

Qu’est-ce qui a changé le 8 octobre ?

En commission des finances, les députés ont adopté un amendement porté par Jean-Paul Matteï (groupe Les Démocrates) qui va plus loin que le texte du gouvernement sur deux points précis.

✔️ Le montant serait porté jusqu’à 100 000 €, dans la limite de 50 % du coût du projet (contre un plafond plus restrictif dans le texte initial du gouvernement).

✔️ La condition de ressources serait supprimée : le prêt serait accessible sans plafond de revenus, pour les familles ayant un enfant de moins de 5 ans.

 

⚠️ Mais ce vote en commission n’a qu’une valeur indicative. Les députés reprennent le texte du gouvernement comme base de discussion en séance publique, où l’amendement doit être redéposé et revoté pour avoir une chance de survivre. Plusieurs parlementaires ont d’ailleurs exprimé des réserves sur la suppression des conditions de ressources, jugée coûteuse pour les finances publiques.

 

Est-ce déjà une bonne nouvelle pour votre projet ?

💡 Si cette version venait à être confirmée, deux choses changeraient concrètement pour un acheteur :

— les ménages aujourd’hui exclus du PTZ classique parce qu’ils dépassent les plafonds de revenus zonés pourraient devenir éligibles à cette version « parentalité » ;

— le montant finançable serait plus élevé que dans la version initiale du gouvernement, ce qui réduirait d’autant le crédit à taux « normal » à emprunter à côté.

 

Faut-il l’intégrer à votre plan de financement maintenant ?

👉 Non, pas encore. Tant que le texte n’a pas été voté en séance publique puis adopté dans le budget définitif, aucune banque ne peut en tenir compte dans un dossier de prêt. Si votre projet est lié à l’agrandissement de votre famille, mieux vaut construire votre plan de financement sur les règles actuelles du PTZ, en lien avec les règles actuelles du PTZ, et ajuster ensuite si la mesure est confirmée. Rappelons aussi qu’être primo-accédant ne signifie pas toujours acheter son tout premier bien : les règles d’éligibilité méritent d’être vérifiées au cas par cas.

 

FAQ

Le PTZ parentalité est-il déjà en vigueur ? Non. Il s’agit d’un amendement voté en commission des finances le 8 octobre 2026, pas d’une loi. Le texte doit encore être examiné en séance publique, puis dans la suite de la procédure budgétaire, avant d’espérer s’appliquer en 2027.

Qui serait concerné si la version votée en commission était maintenue ? Les familles ayant un enfant de moins de 5 ans et souhaitant un logement plus grand, sans condition de revenus selon cette version. Le texte initial du gouvernement, lui, vise les enfants nés ou à naître depuis moins de trois ans, avec des plafonds de revenus.

Le PTZ « classique » change-t-il aussi ? Non, à ce stade. Seule une version « parentalité » ferait l’objet d’un régime distinct ; le PTZ actuel garde ses propres règles de zonage et de plafonds de revenus.

 

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Vincent Pouquet, courtier en crédit immobilier, TauxPremier (Mérignac) — COBSP, n° ORIAS 13 003 819.